Le Rallye de l’Apprentissage : une semaine pour découvrir les CFA

 

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Du 16 au 20 septembre, notre Mission Locale organise en partenariat avec 14 Centres de Formation d’Apprentis (CFA) une semaine de visites et d’immersions dans les locaux de ceux-ci. L’agglomération bordelaise disposant d’une offre de formation complète et variée, il est donc nécessaire de les promouvoir auprès du public jeune. 

 

L’apprentissage, vecteur d’insertion professionnelle. 

Il y a maintenant 4 mois, notre Mission Locale a réuni, le temps d’une journée, les CFA, acteurs principaux de l’apprentissage. L’objectif ? Se rassembler et faire fructifier les initiatives pour offrir de nouvelles perspectives aux jeunes de notre territoire dont une partie est issue de Quartiers Prioritaires (QPV).

De ce groupe de travail est née l’initiative du « Rallye de l’Apprentissage » pour laquelle 14 CFA ont répondu présents. Ainsi, nos jeunes vont pouvoir s’immerger dans des situations réelles, visiter les centres de formation, s’informer sur les modalités d’enseignement et interagir avec les formateurs.

Une démarche inédite. 

C’est donc une cinquantaine de jeunes actuellement suivis par la Mission Locale et bénéficiaires du dispositif de la Garantie Jeunes qui vont découvrir de nouveaux horizons professionnels, le plus souvent qu’ils n’avaient même pas envisagés. Ce projet a pour objectif de donner aux jeunes un panorama des formations disponibles. Aussi, cela permettra aux professionnels de toucher une audience qu’ils ont des difficultés à atteindre.

Chiffres clés : 

- 14 CFA en 5 jours

- 45 Jeunes

- 16 secteurs d'activité représentés, dont : l'industrie, l'agriculture, l'alimentaire, la restauration, le tertiaire, l'automobile, l'esthétique, le batiment, la domotique, le multimédia, la santé, la propreté, le transport / logistique et le sport.

Voici le programme de la semaine :

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Concrétiser les intérêts. 

Enfin, le mercredi 25 septembre, un Job-Dating sera organisé dans nos locaux à Cenon avec les mêmes acteurs pour donner une suite concrète à la semaine de visite. En effet, les jeunes pourront candidater directement aux offres proposées par les centres de formation en contrat d’apprentissage.

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Une page se tourne, une autre s'ouvre !

A la fin du mois de juin, notre Mission Locale a vu partir l’une des figures de l’association en la personne de Brigitte Peydro. Après 30 ans de carrière en Mission Locale à accompagner les jeunes sur la voie de l’insertion sociale et professionnelle, Brigitte prend une retraite bien méritée.

Sur la rive droite, la majorité de son action s’est déroulée à Lormont aux côtés de Clarisse Gomis. Ainsi, plusieurs générations de lormontais ont suivi ses conseils avisés et nombre d’entre eux ont trouvé un emploi sous sa veille.

Comme un symbole, c’est Elisa Aubert, jeune conseillère en début de carrière et formée à la Mission locale des Hauts de Garonne qui reprend le flambeau. Une tâche importante l’attend, celle de conseiller et d’accompagner les jeunes Lormontais dans leurs projets professionnels mais aussi sur l'ensemble des problématiques qui les intéressent comme la citoyenneté, le logement, la santé, ou la mobilité.

Elle sera chargée notamment d'expérimenter une permanence à Brassens Camus, en lien avec le service jeunesse de la commune. L’idée étant de se rapprocher des jeunes et d’informer en amont sur le rôle et les missions de la Mission locale.

Présente depuis 1982 sur le territoire des Hauts de Garonne, la Mission locale poursuit inlassablement sa mission de service public, en cohérence avec les politiques d'emploi et d'insertion, et en synergie avec la Ville de Lormont, l'Etat, le Conseil régional, le Conseil départemental, les entreprises et l'ensemble des organismes et associations d'insertion des jeunes.

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Promotion des métiers : 4 questions à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Vendredi 21 juin, nous avons eu le plaisir d’accueillir le Bus de l’Artisanat à la Mission Locale, les jeunes étaient au rendez-vous et l’escale fut un succès. Pour appréhender cette démarche innovante, et plus largement les enjeux de l’emploi dans l’artisanat, nous avons posé quatre questions à Marylene Burban, conseillère à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Gironde.

 

Pourquoi avoir créé le Bus de l’artisanat ?

L’idée a pu voir le jour grâce à notre présidente Madame Nathalie LAPORTE. L’objectif est d’être au plus proche des artisans du territoire d’abord, mais aussi de faire la promotion des métiers de l’artisanat auprès de différents publics, notamment les jeunes. C’est un moyen pour faciliter le contact dans les communes péri-urbaines et rurales, comme une annexe mobile de la CMA*.

 

Que trouve-t-on à l’intérieur ?

Le bus est équipé d’outils numériques : des écrans où nous pouvons diffuser des films explicatifs, des tablettes pour développer l’interaction, des ordinateurs pour toute la partie renseignements et formalités administratives. Le bus est aussi équipé de deux vrais postes de travail pour que les conseillers puissent exercer dans les meilleures conditions hors les murs. Ils peuvent ainsi accompagner les artisans les plus éloignés de la métropole dans les démarches les plus compliquées.

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Crédit Photo : Alban Gilbert CMAI33

Qu’est ce qui rend l’artisanat si intéressant ?

Tout d’abord, l’artisanat apporte un vrai savoir-faire accompagné d’un savoir-être et de valeurs comme l’amour du métier, le travail « fait main et bien fait ». L’artisanat c’est une passion. Il faut aussi rajouter qu’il est composé de métiers pérennes où les perspectives de salaires sont attractives. Certains secteurs sont en tension et recrutent activement (comme la carrosserie, la boulangerie, la charcuterie, ou la chaudronnerie notamment). Enfin, l’artisanat permet de perpétuer des métiers d’excellence, tant anciens que nécessaires.

 

Quelles interrogations reviennent souvent chez les jeunes à propos de l’artisanat ?

Les questions tournent souvent autour des sujets concrets : le salaire, la durée de formation, les horaires et la charge de travail. Lors des animations nous essayons de faire passer un maximum d’informations pour développer leur intérêt.

 

*Cofinancé par le Fond Social Européen (FSE), le bus se rendra dans 15 villes de la métropole bordelaise, avec 12 sorties en demi-journée dédiées à l’accueil des artisans et 8 en après-midi dédiées à la promotion de l’apprentissage au sein des lycées et collèges, soit 20 sorties par mois.

 

Nous remercions Marylene Burban et Audrey Vallon pour leur temps et leur disponibilité. Gageons que leur intervention fera naitre des vocations !

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Le parrainage : une histoire de confiance.

Toujours dans l’optique de faire découvrir les différents dispositifs d’accompagnement des jeunes, nous avons rencontré Océane Cartier, suivie par la Mission Locale des Hauts de Garonne depuis juillet 2017 et Alain Silvagni son parrain. Tous deux se sont rencontrés il y a maintenant 8 mois quand Alain, exploitant dans le Groupe Berto, s’est porté volontaire pour parrainer un jeune.

Le reste ? C’est eux qui nous le racontent.

 

Bonjour à vous deux. Pouvez-vous expliquer ce qu’est le parrainage avec vos mots ?

Alain : Le parrainage c’est quelque chose de super, je l’ai découvert, je ne connaissais pas du tout le principe. C’est quelque chose de très enrichissant, que ça soit pour le parrain ou pour le filleul parce que ce sont des relations humaines. Bien sûr, la première chose à retenir c’est la relation de confiance. Quand on a une personne comme Océane, qui écoute et qui fait ce qu’on lui dit c’est encore plus simple, beaucoup plus agréable. Parce qu’elle est très motivée, elle sait ce qu’elle veut faire donc ça nous a bien aidé dans notre chemin commun.

Océane : Je trouve ça bien aussi. Au niveau de l’accompagnement c’est pratique. Au début je n’avais pas trop confiance. Maintenant ça coule de source.

Il faut apprendre à se découvrir ?

A : Oui tout à fait ! Parce que le parrainage c’est deux personnes, deux personnes différentes qui plus est. Il y a un gros écart d’âge.

M.Silvagni, comment êtes-vous arrivé au statut de parrain ?

A : C’est une démarche qui émane de l’entreprise où je travaille, elle a décidé de mettre en place du parrainage. Ils nous ont d’abord présenté le projet. Tout de suite, j’ai été l’un des premiers à me porter volontaire parce que franchement je trouve que c’est sympa. J’adore transmettre, donc c’était un moyen d’y arriver aussi. Aussi, c’était un moyen de donner confiance. Par exemple, dire à Océane qu’elle est une personne comme tout le monde, qu’elle n’avait pas à avoir peur. Enfin, les parrains ont été invités à une soirée pour pouvoir discuter, se rencontrer et échanger par rapport à leurs expériences. Ça a été très enrichissant.

Océane, comment as-tu connu le parrainage ?

O : Grâce à ma conseillère [Malorie DALLEAS]. Un jour, j’étais en rendez-vous avec elle, elle m’a demandé « Tu veux partir ? » je lui ai répondu : « Partir où ? », elle m’a dit « Tu pars avec d’autres jeunes », et c’est comme ça qu’elle m’a parlé du parrainage. [Rires]

C’était en fait une formation en Normandie avec d’autres jeunes pour préparer au parrainage. C’était bien ! On avait des ateliers tous les jours pendant 3 jours. Par exemple sur la prise de parole, la timidité. On était une vingtaine je crois.

Tu avais des a priori par rapport au parrainage ?

O : Non aucun. Je me suis dit que ça pouvait être intéressant.

Finalement, ça l’a été ?

O : Ah oui ! Vu où on en est maintenant ! [lance un regard complice à son parrain, puis rigolent ensemble]

A : L’avantage d’Océane, c’est que c’est une jeune qui sait ce qu’elle veut donc ça nous a facilité la tâche.

Océane, quand tu as commencé ce dispositif de parrainage, tu avais déjà un projet professionnel ?

O : Oui cela fait longtemps que je veux travailler dans la fleuristerie. J’ai déjà un CAP dans ce domaine et j’ai réalisé plusieurs stages sur les dernières années.

Quelles ont été les différentes étapes de votre relation ?

A : Tout d’abord, nous nous sommes rencontrés ici, à la Mission Locale, les binômes ont été formés par Pascale Bernard [responsable du service Emploi à la Mission Locale] et mon directeur. Ensuite, la première chose c’est de se découvrir, se connaitre, puis discuter du projet d’Océane. Plus tard, le fonctionnement s’installe de lui-même. C’est de l’accompagnement : faire des démarches chez les artisans, discuter des contacts qu’elle a eu et adopter des stratégies adaptées.

Ça se chiffre à combien d’heures par semaine cette relation ?

A : On a un contact très régulier, au moins deux fois par semaine, que ça soit par téléphone ou en présentiel. C’est difficile à dire, on ne peut pas vraiment chiffrer mais cela n’est pas tant chronophage. Océane, qui est une jeune fille organisée, avait surtout besoin d’accompagnement, d’orientation dans l’univers professionnel. Pour moi honnêtement ça a été très facile de l’aider.

La dérive qu’on peut avoir, nous les parrains, c’est de prendre la main et de faire les choses à leur place au lieu de laisser faire le jeune. Il faut trouver un juste milieu.

O : Alain m’a toujours laissé faire les démarches la première, et quand il sentait que ça n’allait pas il prenait la main pour m’épauler. Notamment en rendez-vous, s’il sentait une baisse de régime, il n’hésitait pas à discuter avec les personnes que nous avions en face pour me détendre et me donner du temps.

A : C’était un peu au début, mais là franchement, elle n’en a plus besoin. Océane est devenue autonome.

 Quelles évolutions avez-vous observées durant ces 7 mois ?

O : Avant qu’on fasse le parrainage, j’avais fait des recherches pour un brevet professionnel et je n’avais que des réponses négatives de la part des entreprises. J’avais perdu confiance. Et depuis que j’ai commencé le parrainage, j’ai repris confiance. On a eu des réponse positives et des rendez-vous, c’est bien mieux !

A : Aujourd’hui elle est indépendante, autonome professionnellement. Ce que je trouve important aussi c’est qu’elle a pris confiance en elle. C’est une vraie clé qu’elle a acquise pour pouvoir s’envoler toute seule.

J’imagine que théoriquement ce type d’accompagnement prendra bientôt fin, mais allez-vous garder contact ?

A : Oui « légalement » il y a une fin. Comme on a de bonnes relations je souhaite quand même la suivre pendant son brevet professionnel. Elle est très agréable et elle m’invite au restaurant en plus… Ah non c’est moi ! [Rires]

 

Soutien dans les démarches, conseils, prise de confiance, comme nous le montre ce témoignage, les bénéfices du parrainage sont nombreux ! Une raison de plus, s’il en fallait une, de privilégier les accompagnements transgénérationnels qui apportent énormément aux deux parties !

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Se réorienter pour suivre sa passion : le parcours de Marine

Cette semaine, nous avons rencontré Marine sur son nouveau lieu de travail. En 2017, cette jeune fille de 23 ans a abandonné le secteur dont elle est diplômée pour se tourner vers sa passion : le secteur animalier. Retour sur son parcours courageux où la passion rejoint l’emploi.

 

Marine, peux-tu te présenter ?

« Je m’appelle Marine Planus, j’ai 23 ans, et j’habite à Salleboeuf. Je suis actuellement en contrat PEC* en tant qu’agent animalier au refuge des Clochards Poilus à Tabanac »

 

Quand es-tu arrivée au refuge ?

« Je suis arrivée au refuge le 1er mai 2019. Le contrat PEC* prévoit une durée d’un an à 20 heures par semaine. »

Marine profite au maximum de son expérience au refuge pour mener à bien un projet réfléchi. Retour sur son parcours :

Après le Baccalauréat, elle a suivi la première année d’un BTS « analyse biologique et biotechnologique ». Elle confie que cette formation faisait office de choix par défaut car son orientation était alors bien plus trouble qu’aujourd’hui. Après un an, la vocation n’était pas là. Et ce n’est pas le marché du travail tendu sur ce secteur qui allait la faire naître.

 

Pourquoi la Mission Locale ?

« Je me suis inscrite à la sortie de mon BTS. Je n’avais pas d’objectif précis, je me suis dit que la Mission Locale pourrait m’aider. J’ai apprécié la relation de confiance avec les conseillers. J’ai aussi été accompagnée par la Maison de la Promotion Sociale à Artigues-près-Bordeaux. Au bout d’un an à la Mission Locale, je suis entrée en Garantie Jeunes ».

Depuis 2017, Marine a choisi de se réorienter vers le monde animalier. Un désir personnel que la Mission Locale a pu soutenir. « J’avais déjà ce projet en tête avant la Mission Locale mais ça m’a permis de l’approfondir pendant l’année de Garantie Jeunes ». Le projet ? Devenir assistante vétérinaire.

Marine a d’abord réalisé plusieurs stages chez des vétérinaires, à Bruges et Ambarès notamment, mais aussi dans un salon de toilettage. Forte de ces expériences qui n’ont fait que confirmer son objectif, Marine a candidaté avec succès à une offre du refuge des Clochards Poilus. Elle y approfondira sa connaissance de la race canine jusqu’en mai 2020.

 

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Le refuge des Clochards Poilus à Tabanac.

 

D’où t’es venue l’envie de travailler avec les animaux ?

« Je suis passionnée par les animaux depuis petite. Un peu perdue professionnellement après ma formation, j’ai choisi de me tourner vers cette passion. Ce premier contrat de travail est l’occasion de me mettre le pied à l’étrier. C’est une expérience qui sera importante pour la suite »

Rayonnante au milieu des pensionnaires du refuge, Marine est visiblement parfaitement épanouie dans cet environnement animal. Elle confie que cette expérience au contact des animaux lui permet, entre autre, de « travailler sur sa timidité », de « s’ouvrir vers les autres et de s’affirmer ».

 

Quels sont tes projets pour le futur ?

« A la fin de mon contrat je souhaite trouver une structure pour réaliser une formation en alternance au GIPSA*. Ensuite, j’espère exercer en tant qu’assistante vétérinaire dans la région bordelaise »

 

Face à des options qui ne lui correspondaient pas, c’est un choix audacieux qu’à fait Marine. Celui de faire rimer passion et formation, celui de repousser son entrée dans le monde du travail. La Mission Locale est fière d’accompagner ces jeunes ambitieux dans leurs projets et nous souhaitons une bonne continuation à Marine pour le reste de son parcours.

 

*PEC : Parcours Emploi Compétences
*GIPSA : Groupement d’Intérêt Public Formation Santé Animale et Auxiliaire Vétérinaire

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Une action innovante sur la formation, le recrutement et la création d'entreprise dans le BTP

La Plateforme NOE et Pôle Emploi lancent conjointement le « Challenge Marché Local du BTP pour les chercheurs d'emploi et les Professionnels du BTP ».  Ce défi a pour objectif de faire émerger des solutions innovantes en faveur de l’attractivité et de l’emploi.

Une journée pour développer l’attractivité de l’emploi sur notre territoire en luttant contre les clichés et les idées reçues liés à ce secteur d’activité. Il s’agit de faire émerger des solutions de terrain faites par et pour l’emploi de proximité.

Les partenaires participants au Challenge du 14 mai 2019, vers Le BTP en Gironde sur la Plateforme Noé, mettront en lumière les évolutions technologiques du BTP, les métiers de demain près de chez nous mais aussi comment le digital révolutionne la filière.

Le défi s’adresse aux chercheurs d'emploi, de formation, qui veulent se mettre à leur compte ou reprendre une entreprise mais aussi à tous les Professionnels du secteur (Entrepreneurs, PME, Ouvriers...) qui souhaitent saisir les opportunités qu'offre le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics sur Bordeaux Métropole.

Tout au long de cette journée, il sera proposé aux visiteurs de participer à des démonstrations, des simulations des nouvelles technologies ou outils au service du BTP, des ateliers interactifs, et une visite de la Plateforme Noé (plateforme multiservices pour les professionnels du BTP, modèle unique en Europe).

L’équipe de Pôle Emploi présentera ses services et ses aides qui ont vocation à accompagner les demandeurs d’emploi et les entreprises à réussir les recrutements dans ce secteur. Lors de cette journée, des organismes de formation, de l’employabilité seront là pour informer les demandeurs d’emploi, et les aider à valoriser leurs profils auprès des recruteurs. Le collectif organisateur vise clairement la qualité des rencontres et de l’événement, dans l’espoir d’un retour à l’emploi pour le plus grand nombre de demandeurs d’emploi possible.

Inscription nécessaire pour l’orientation des candidats et réduire le temps d’attente.

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Des outils digitaux pour promouvoir les métiers du transport et de la logistique

Ce lundi 29 avril, le service emploi mené par Pascale Bernard accompagnait un groupe de filles et garçons inscrits à la Mission Locale sur le site de l’AFTRAL à Artigues-près-Bordeaux. La visite de cet organisme de formation avait pour but de faire découvrir une filière qui recrute : le transport et la logistique.

Pour rappel, l’AFTRAL (Apprendre et se Former en TRAnsport et Logistique) est le premier organisme de formation professionnelle initiale et continue en transport et logistique. Il ne compte pas moins de 44 centres de formations d’apprentis en France. Situé à Artigues-près-Bordeaux, l’AFTRAL est pour nous un partenaire de longue date. C’est un acteur important de l’insertion sur le territoire des Hauts de Garonne.

Nous avons accompagné 12 jeunes, 11 d’entre eux issus des Garanties Jeunes de Floirac et Cenon, le dernier étant d’Ambès. A l’habitude, l’AFTRAL se déplaçait dans nos locaux. Cette fois-ci, la visite a pu se dérouler dans les infrastructures de l’AFTRAL, rendant accessible leurs outils innovants ! « Les jeunes ont pu prendre part à des ateliers interactifs, et surtout performatifs par la présence d’un simulateur de conduite et d’un module en réalité virtuelle. Les ateliers sont concrets, la théorie illustrée, et l’attention des participants s’en retrouve décuplée. »

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Il est clair que ce type de visites, va (et doit) s’accroître, notamment par le biais des outils digitaux. L’innovation a un vrai rôle à jouer pour les organismes de formation. Les jeunes, alors observateurs, deviennent acteurs. Comme nous pouvions nous en douter, nos jeunes ont fait preuve d’un vrai engagement dans la démarche d’apprentissage.

Pour conclure, la visite s’est extrêmement bien passée, la curiosité et la motivation étaient au rendez-vous. De plus, cet événement a permis à certains jeunes de préciser leurs projets professionnels, et à d’autres d’élargir leurs horizons. L’AFTRAL dispense des formations continues professionnalisantes et des formations en alternance. Le CFA est d’ailleurs en pleine période de recrutement.

Nous retrouverons peut-être quelques-uns de ces jeunes en formation à L’AFTRAL dans plusieurs mois !

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La Mission Locale de Mayotte en immersion à Cenon !

Mercredi 10 Avril, la Mission Locale des Hauts de Garonne accueillait une délégation de sa consœur de Mayotte. C’est avec un immense plaisir que nous avons pu faire découvrir notre équipe, nos locaux et nos pratiques à nos six homologues insulaires.

Après un passage par Poitiers et Pessac début avril, Cenon fut la dernière étape de leur parcours en métropole. L’objectif de la délégation mahoraise résidait principalement dans l’observation des pratiques et la capitalisation d’outils de nos conseillers œuvrant sur le dispositif Garantie Jeunes. En effet, la Mission Locale de Mayotte ne met en place ce dispositif d’accompagnement que depuis janvier 2017, contre septembre 2015 en Gironde. Depuis plusieurs années, les objectifs d’entrées de jeunes dans le dispositif s’accroissent sur l’île. Pour accompagner cette progression, les conseillers Garanties Jeunes sont venus en immersion auprès de notre équipe.

L’île de Mayotte : un contexte particulier

Pour rappel, la population officielle de l’île est d’environ 256 000 habitants. Toutefois, Mayotte est soumis à un contexte géopolitique compliqué, lequel entraine notamment une forte immigration venue des pays voisins. En cela, une part importante de la population n’est pas recensée. Les autorités locales considèrent que les moins de 25 ans représentent environ la moitié de la population de l’île. Vulnérables, ceux-ci sont très vite sujets au décrochage scolaire et aux addictions. Ce contexte social compliqué rend l’accompagnement par la Mission Locale d’autant plus important.

La Garantie Jeunes (GJ) permet notamment un accompagnement plus étroit avec ses bénéficiaires, un moyen de les maintenir au quotidien dans une démarche positive d’insertion. En 2019, l’objectif est de 500 jeunes suivis en GJ sur toute l’île. Un défi de taille qui attend les 67 salariés mahorais. Ils sont répartis en 5 antennes pour être au plus proche de leur public et accompagnent chaque année 14 000 jeunes.

Selon les conseillers, une des difficultés réside dans le nombre limité d’entreprises sur le territoire. Peu d’entreprises signifie peu d’offres. Se dessine alors l’enjeu prépondérant de la mobilité, celle sur le territoire, et celle vers la métropole. Paradoxalement, les possibilités en termes de mobilité sont aussi très faibles : il n’y a pas de transport en commun sur l’île. L’allocation Garantie Jeunes leur sert notamment à réaliser leurs démarches professionnelles car les bénéficiaires sont obligés de se déplacer principalement en taxi. Pour les accompagnements collectifs, un bus est affrété pour venir chercher les jeunes. Concernant la formation, Colo Mohamadi (conseiller GJ) nous explique qu’une partie signifiante des formations sont orientées vers la vente. Pourquoi ? Car c’est un secteur qui attire les jeunes accompagnés. Mais c’est aussi un des secteurs porteurs pour un emploi. Il nuance toutefois : « les formations qualifiantes sont rares ».

Avant l’emploi, les besoins primaires.

Il faut bien comprendre que le rôle de la Mission Locale évolue en corrélation avec les besoins de son territoire. Dans le cas de Mayotte, le public jeune fait face à un déficit -parfois extrême- de confort de vie. En découle un accompagnement qui commence plus en amont pour répondre à des problématiques d’hygiène. Il est vrai, les familles les plus défavorisées vivent dans des bidonvilles sans eau potable, assainissement ni électricité. Comme nous l’explique Colo Mohamadi, les logements sociaux ne sont pas légion. Forts des pratiques de la Métropole, nos invités ont déjà plusieurs idées comme la mise en place d’un pôle santé avec un référent attitré. Aussi, la permanence de médecins au sein des locaux pouvant réaliser des bilans de santé, accompagner sur les mesures d’hygiène ou la distribution de kits d’hygiène serait un réel plus.

L’immersion, un apport indéniable.

De fait, l’expérience acquise par notre structure dans la gestion des groupes GJ depuis 2015 permet d’apporter des pistes d’amélioration. L’immersion des conseillers dans notre équipe en a révélé dès les premiers jours. Ainsi : le suivi individualisé des jeunes après leur passage en groupe collectif permet d’avoir une visibilité sur la suite du dispositif. On pense aussi à la mise en place de projets éducatifs ou la création d’ateliers (notamment sur la participation bénévole d’autres structures). Enfin, l’immersion a permis l’échange d’outils permettant l’amélioration des plannings. Cette expérience, bien que courte dans le temps, a été révélatrice de l’intérêt de partager nos pratiques, tant pour nos invités que pour nous.

Nous avons rencontré des conseillers habités par leur mission, qui parcourent l’île pour aider les jeunes. Notre équipe, parfois abasourdie par les difficultés auxquelles se confrontent les conseillers mahorais, n’a pu s’empêcher de les questionner. « C’est pour mes jeunes, alors ce n’est pas grave » cette réponse, c’est Célestine Lightar qui nous l’a livrée. Elle résume parfaitement le dévouement sans borne dont font preuve ces travailleurs de l’insertion dans un contexte difficile.

Le contact est noué et nous continuerons à échanger sur nos pratiques respectives comme avec nos collègues du réseau des Missions Locales de Métropole.

Un grand merci à eux pour cette rencontre.

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