Solidarité internationale : la Garantie Jeunes s'engage.

Nous sommes convaincus qu’un parcours réussi passe par le développement d’initiatives collectives et sociales. C’est pourquoi, mercredi 15 mai 2019 les groupes Garantie Jeunes de Bassens et Cenon ont organisé un tournoi de sport et une kermesse. Retour sur un événement caritatif construit par des jeunes, pour des jeunes.

Proposé par l’Habitat Jeunes des Hauts de Garonne, ce projet a tout de suite intéressé l’équipe de notre Mission Locale. L’intérêt réside dans l’objectif caritatif d’abord, mais aussi dans le fait de regarder outre nos frontières. Quoi de mieux pour projeter les jeunes dans une approche vertueuse qu’un projet de solidarité internationale ?

Pour mener à bien ce projet, les jeunes ont ainsi dû se saisir de différents outils et adopter une vision professionnelle. Ils ont dû réfléchir aux différents de moyens de collecter des fonds, formaliser un événement, prévoir le matériel, communiquer, entre autres.

La genèse du projet : le voyage de Vanessa Dumon.

Actuellement animatrice au sein de l’Habitat Jeune des Hauts de Garonne à Lormont, Vanessa Dumon est à l’origine de ce projet. A l’issu d’un voyage à Sagon au bénin, elle a raconté ce qu’elle a vu sur place. Alors remplis de curiosité, les résidents de l’Habitat Jeunes de Lormont ont eu l’idée de monter un projet de solidarité.

Hasard du calendrier, un jeune de Sagon l’a contacté pour lui parler de la construction d’une maison de jeunes. Celle-ci servirait de tiers-lieu où les jeunes béninois pourraient se retrouver autour d’activités, comme un service jeunesse en France. Depuis, Vanessa et les résidents de l’Habitat Jeunes travaillent sur le projet et s’échine à collecter des fonds, tant auprès d’institutions publiques que de particuliers. La construction de cette maison de jeunes prendra d’ailleurs la forme d’une « Flex Yourte » (yourte en bambou).

Un projet qui arrive à maturité.

A l’été 2018, Vanessa s’est rendue à Sagon avec 3 jeunes résidents pour faire un repérage sur les lieux, monter le projet, et évaluer les besoins. Actuellement en phase de préparation, l’équipe est toujours en recherche de fonds (la cagnotte en ligne : https://bit.ly/2M0BFvh).

La prochaine étape ? Poser la première pierre du lieu si possible à l’été 2019 avec les résidents, les locaux, mais aussi d’autres jeunes du territoire qui ont été intéressés par ce projet et qui comptent bien aider sur place.

A quoi va servir l’argent récolté ?

Vanessa Dumon : « L’argent collecté va entièrement servir à financer le chantier : payer les matériaux, rémunérer les artisans locaux. Il y aura aussi une grosse partie bénévole, que ce soient les habitants de Sagon ou les jeunes girondins ».

« Il est important de souligner que ce projet résulte aussi d’un gros travail de coopération entre l’Habitat Jeunes et les associations du territoire. »

L’événement de la Garantie Jeunes.

Notre Mission Locale a tenu à participer avec ses moyens. L’événement du mercredi 15 mai s’est déroulé dans une ambiance bon enfant où cohabitaient l’esprit de compétition du tournoi de football et la candeur de la kermesse. Une trentaine de visiteurs, informés, ou juste curieux ont fait le déplacement jusqu’au plateau François Villon. Nos jeunes ont fait un très bon travail dans l’accueil et l’animation des différents jeux. Au total, l’événement à permis de récolter 110€ qui seront reversés au Foyer Jeunes Travailleurs de Lormont. Cette contribution permet à nos jeunes de participer à leur échelle à la construction d’un Foyer au Bénin.

Nous laissons le mot de la fin à Vanessa Dumon : en quoi c’est important pour vous que des jeunes en voie puisse contribuer à ce projet ?

« Cette démarche est primordiale, surtout dans le contexte dans lequel on est. Il faut voir les horizons et, pourquoi pas, donner des idées pour ici. Prendre l’exemple des jeunes du Bénin pour monter des projets sur notre territoire ».

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Insertion des 16-25 ans : l’emploi oui, mais pas seulement !

 

  

 

 

 

 

 

Service public de proximité dédié à l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, la Mission Locale des Hauts de Garonne accueille et accompagne chaque année plus de 3 600 jeunes de 16 à 25 ans. Présents sur 45 communes de la rive droite, nous soutenons les jeunes des Hauts de Garonne dans leurs démarches. Parmi les services proposés, un accompagnement se révèle être un atout de poids : la Garantie Jeunes.

Parcours d’accompagnement collectif sur un mois, puis individualisé sur un an, la Garantie Jeunes permet de guider les jeunes vers l’autonomie en travaillant sur toutes les démarches de la vie quotidienne. L’objectif ? L’insertion professionnelle tout d’abord, doublée de l’insertion sociale nécessaire pour établir une situation pérenne.

Sur l’année 2018, 365 jeunes sont entrés en Garantie Jeunes dans notre Mission Locale. 50% d’entre eux n’ont pas de diplôme. Ils sont engagés dans la vie professionnelle par la découverte des métiers, des visites et des périodes de stages en entreprise. Années après années, le bilan est positif. Pour rappel, 1 jeunes sur 2 occupe une situation professionnelle (emploi ou formation qualifiante) à la sortie du dispositif. De plus, 8 jeunes sur 10 entrés depuis septembre 2015 ont occupé une situation professionnelle.

Fort d’un accompagnement personnalisé et d’une aide financière, la Garantie Jeunes offre un tremplin vers l’emploi tout en adoptant une démarche réfléchie et sécurisante.

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Une action innovante sur la formation, le recrutement et la création d'entreprise dans le BTP

La Plateforme NOE et Pôle Emploi lancent conjointement le « Challenge Marché Local du BTP pour les chercheurs d'emploi et les Professionnels du BTP ».  Ce défi a pour objectif de faire émerger des solutions innovantes en faveur de l’attractivité et de l’emploi.

Une journée pour développer l’attractivité de l’emploi sur notre territoire en luttant contre les clichés et les idées reçues liés à ce secteur d’activité. Il s’agit de faire émerger des solutions de terrain faites par et pour l’emploi de proximité.

Les partenaires participants au Challenge du 14 mai 2019, vers Le BTP en Gironde sur la Plateforme Noé, mettront en lumière les évolutions technologiques du BTP, les métiers de demain près de chez nous mais aussi comment le digital révolutionne la filière.

Le défi s’adresse aux chercheurs d'emploi, de formation, qui veulent se mettre à leur compte ou reprendre une entreprise mais aussi à tous les Professionnels du secteur (Entrepreneurs, PME, Ouvriers...) qui souhaitent saisir les opportunités qu'offre le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics sur Bordeaux Métropole.

Tout au long de cette journée, il sera proposé aux visiteurs de participer à des démonstrations, des simulations des nouvelles technologies ou outils au service du BTP, des ateliers interactifs, et une visite de la Plateforme Noé (plateforme multiservices pour les professionnels du BTP, modèle unique en Europe).

L’équipe de Pôle Emploi présentera ses services et ses aides qui ont vocation à accompagner les demandeurs d’emploi et les entreprises à réussir les recrutements dans ce secteur. Lors de cette journée, des organismes de formation, de l’employabilité seront là pour informer les demandeurs d’emploi, et les aider à valoriser leurs profils auprès des recruteurs. Le collectif organisateur vise clairement la qualité des rencontres et de l’événement, dans l’espoir d’un retour à l’emploi pour le plus grand nombre de demandeurs d’emploi possible.

Inscription nécessaire pour l’orientation des candidats et réduire le temps d’attente.

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Des outils digitaux pour promouvoir les métiers du transport et de la logistique

Ce lundi 29 avril, le service emploi mené par Pascale Bernard accompagnait un groupe de filles et garçons inscrits à la Mission Locale sur le site de l’AFTRAL à Artigues-près-Bordeaux. La visite de cet organisme de formation avait pour but de faire découvrir une filière qui recrute : le transport et la logistique.

Pour rappel, l’AFTRAL (Apprendre et se Former en TRAnsport et Logistique) est le premier organisme de formation professionnelle initiale et continue en transport et logistique. Il ne compte pas moins de 44 centres de formations d’apprentis en France. Situé à Artigues-près-Bordeaux, l’AFTRAL est pour nous un partenaire de longue date. C’est un acteur important de l’insertion sur le territoire des Hauts de Garonne.

Nous avons accompagné 12 jeunes, 11 d’entre eux issus des Garanties Jeunes de Floirac et Cenon, le dernier étant d’Ambès. A l’habitude, l’AFTRAL se déplaçait dans nos locaux. Cette fois-ci, la visite a pu se dérouler dans les infrastructures de l’AFTRAL, rendant accessible leurs outils innovants ! « Les jeunes ont pu prendre part à des ateliers interactifs, et surtout performatifs par la présence d’un simulateur de conduite et d’un module en réalité virtuelle. Les ateliers sont concrets, la théorie illustrée, et l’attention des participants s’en retrouve décuplée. »

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Il est clair que ce type de visites, va (et doit) s’accroître, notamment par le biais des outils digitaux. L’innovation a un vrai rôle à jouer pour les organismes de formations. Les jeunes, alors observateurs, deviennent acteurs. Comme nous pouvions nous en douter, nos jeunes ont fait preuve d’un vrai engagement dans la démarche d’apprentissage.

Pour conclure, la visite s’est extrêmement bien passée, la curiosité et la motivation étaient au rendez-vous. De plus, cet événement a permis à certains jeunes de préciser leurs projets professionnels, et à d’autres d’élargir leurs horizons. L’AFTRAL dispense des formations continues professionnalisantes et des formations en alternance. Le CFA est d’ailleurs en pleine période de recrutement.

Nous retrouverons peut-être quelques-uns de ces jeunes en formation à L’AFTRAL dans plusieurs mois !

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Retour sur l'événement : Un Samedi des Métiers

Samedi 27 avril, se tenait au Carrefour Market de Créon l’événement intitulé « Un Samedi des Métiers » organisé conjointement par la Mission Locale des Hauts de Garonne et la Cabane à Projets. Retour sur une action « hors les murs » qui a tenu toutes ses promesses.

 

Il est 10h dans la galerie marchande du Carrefour de Créon. Notre équipe ainsi que celle de la Cabane à Projets, centre socioculturel intercommunal du Créonnais, se sont installées. Cette journée placée sous le signe de l’information et de l’échange a pour but d’aller à la rencontre d’un public qui ne vient pas forcément dans l’enceinte de la Mission Locale.

Le stand arbore fièrement une dizaine d’offres d’emploi des entreprises du territoire spécialement sélectionnées pour l’occasion. Lesquelles réussissent à attirer les curieux. En effet, une bonne affluence dans la galerie marchande a rendu la journée très vivante. Notre équipe a notamment pu discuter avec des jeunes, des moins jeunes, et même un chef d’entreprise qui a tenu à partager une offre !

Le bilan est très satisfaisant car nous avons échangé avec plusieurs dizaines de personnes. A notre grande satisfaction, notre public, les 16-25 ans, était bien présent. Nous avons établi un contact avec 12 d’entre eux : un était déjà inscrit et compte bien revenir nous voir, neuf nous ont laissé leurs coordonnés pour prendre un rendez-vous et deux ont souhaité s’inscrire directement sur le stand ! En outre, nous avons aussi pu conseiller 17 personnes qui ne rentre pas dans le public de la Mission Locale (car plus de 25 ans) en les redirigeant vers l’Espace Métiers Aquitaine hébergé dans nos locaux à Cenon.

En conclusion, ce Samedi des Métiers nous a permis d’interagir et de proposer des solutions à un public très en demande. Il est certain que nous essaierons de rééditer l’événement en 2020.

Nous remercions encore une fois la direction du Carrefour de Créon pour son accueil.

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Insertion, excellence et réformes : quel constat pour l’alternance ?

A l’occasion de la réforme de l’apprentissage de 2019, nous allons revenir sur l’alternance : formidable outil d’insertion pour les jeunes. Chiffres, perception, utilité, quel constat peut-on faire sur ce mode de formation ?

Pour rappel, l’alternance est une formation hybride qui divise la formation de l’élève (ou apprenti) en deux périodes alternées : l’une dans un organisme de formation, l’autre en entreprise. Selon un rapport de l’Education Nationale de 2019, sept mois après leur sortie d’un centre de formation 72% des jeunes ayant suivi des études du CAP au BTS ont un emploi. C’est 3 points de plus qu’en 2017, et 7 de plus qu’en 2016. Parmi eux, environ la moitié ont un CDI. L’alternance est aussi une aubaine pour le tissu économique local qui peut recruter des jeunes du territoire et les former.

Pascale Bernard, responsable du service emploi à la Mission Locale des Hauts de Garonne souligne les avantages de l’alternance :

« Les jeunes qui suivent une formation en alternance bénéficient d’une approche concrète du métier auquel ils aspirent. Ils peuvent aussi découvrir la vie en entreprise et toucher leur premier salaire. C’est une vraie plus-value par rapport aux formations classiques, surtout pour un public en proie au décrochage scolaire. »

En effet, l’alternance est souvent décrite par les professionnels de l’insertion comme un vecteur d’intégration sociale. Elle nuance toutefois :

« Ce n’est pas évident parce qu’il faut mener les cours et le travail en même temps, c’est un rythme particulier.  ».  

Sur le territoire des Hauts de Garonne (Gironde), notre Mission Locale a accompagné 213 entrées en alternance en 2018 : 64% en contrat d’apprentissage et 36% en contrat de professionnalisation. Trois secteurs sont bien représentés : le commerce / distribution, le BTP, et l’installation / maintenance. Sous le prisme des Missions Locales de Nouvelle Aquitaine, cela représente 4 612 entrées, dont 72% en contrat d’apprentissage avec la présence notable d’un secteur prospère sur la région : l’hôtellerie restauration.

Les apprentis évoluent aux côtés de professionnels, avec les us et coutumes d’un secteur. Pascale Bernard rajoute : « Les jeunes sont formés en adéquation avec le monde du travail » la force de l’alternance c’est aussi ça !

La réforme qui a déjà débuté ne sera intégralement mise en place qu’en 2021. Toutefois, les grandes lignes sont déjà connues :
- Limite d’âge repoussée (30 ans au lieu de 25)
- Une aide au permis pourra être allouée (à hauteur de 500€)
- Des durées plus souples : (6 mois minimum au lieu d’1 an)
- Création d’une nouvelle instance : « France Compétences » (qui officiera notamment sur le contrôle des formations et l’administration des fonds).

Le financement de l’apprentissage -le nerf de la guerre- va être repensé dans les prochains mois. Toutefois, les modalités restent encore à définir… Par ailleurs, une mesure phare de la réforme impacte les aides aux entreprises. L’aide unique ne s’adresse qu’aux entreprises de moins de 250 salariés et dont l’apprenti prépare un diplôme de niveau inférieur ou égale au BAC.

Effectivement, les entreprises, acteur irremplaçable du triptyque de l’apprentissage sont aussi sujettes à des changements. Mme Bernard acquiesce :

« C’est un réel investissement humain pour les entreprises, la formation est un travail quotidien, encore plus dans un cadre de tutorat. Cependant, c’est le moyen de transmettre ses savoir-faire à la nouvelle génération. Les professionnels apprécient aussi d’avoir un pied dans la formation de leur secteur. »

Il apparait évident que l’alternance est une solution de sauvegarde de l’excellence artisanale française. C’est pourquoi, la région Nouvelle-Aquitaine apporte de son côté une aide financière aux apprentis pour le premier équipement professionnel, via le fond social d’aide aux apprentis, ainsi que l’aide au transport, l’aide à la restauration….

Pour illustrer ses différentes facettes, nous allons vous faire découvrir dans les prochains mois une série de portraits avec des retours d’expérience de jeunes suivis par la Mission Locale des Hauts de Garonne et actuellement en voie d’insertion grâce à l’alternance.

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La Mission Locale de Mayotte en immersion à Cenon !

Mercredi 10 Avril, la Mission Locale des Hauts de Garonne accueillait une délégation de sa consœur de Mayotte. C’est avec un immense plaisir que nous avons pu faire découvrir notre équipe, nos locaux et nos pratiques à nos six homologues insulaires.

Après un passage par Poitiers et Pessac début avril, Cenon fut la dernière étape de leur parcours en métropole. L’objectif de la délégation mahoraise résidait principalement dans l’observation des pratiques et la capitalisation d’outils de nos conseillers œuvrant sur le dispositif Garantie Jeunes. En effet, la Mission Locale de Mayotte ne met en place ce dispositif d’accompagnement que depuis janvier 2017, contre septembre 2015 en Gironde. Depuis plusieurs années, les objectifs d’entrées de jeunes dans le dispositif s’accroissent sur l’île. Pour accompagner cette progression, les conseillers Garanties Jeunes sont venus en immersion auprès de notre équipe.

L’île de Mayotte : un contexte particulier

Pour rappel, la population officielle de l’île est d’environ 256 000 habitants. Toutefois, Mayotte est soumis à un contexte géopolitique compliqué, lequel entraine notamment une forte immigration venue des pays voisins. En cela, une part importante de la population n’est pas recensée. Les autorités locales considèrent que les moins de 25 ans représentent environ la moitié de la population de l’île. Vulnérables, ceux-ci sont très vite sujets au décrochage scolaire et aux addictions. Ce contexte social compliqué rend l’accompagnement par la Mission Locale d’autant plus important.

La Garantie Jeunes (GJ) permet notamment un accompagnement plus étroit avec ses bénéficiaires, un moyen de les maintenir au quotidien dans une démarche positive d’insertion. En 2019, l’objectif est de 500 jeunes suivis en GJ sur toute l’île. Un défi de taille qui attend les 67 salariés mahorais. Ils sont répartis en 5 antennes pour être au plus proche de leur public et accompagnent chaque année 14 000 jeunes.

Selon les conseillers, une des difficultés réside dans le nombre limité d’entreprises sur le territoire. Peu d’entreprises signifie peu d’offres. Se dessine alors l’enjeu prépondérant de la mobilité, celle sur le territoire, et celle vers la métropole. Paradoxalement, les possibilités en termes de mobilité sont aussi très faibles : il n’y a pas de transport en commun sur l’île. L’allocation Garantie Jeunes leur sert notamment à réaliser leurs démarches professionnelles car les bénéficiaires sont obligés de se déplacer principalement en taxi. Pour les accompagnements collectifs, un bus est affrété pour venir chercher les jeunes. Concernant la formation, Colo Mohamadi (conseiller GJ) nous explique qu’une partie signifiante des formations sont orientées vers la vente. Pourquoi ? Car c’est un secteur qui attire les jeunes accompagnés. Mais c’est aussi un des secteurs porteurs pour un emploi. Il nuance toutefois : « les formations qualifiantes sont rares ».

Avant l’emploi, les besoins primaires.

Il faut bien comprendre que le rôle de la Mission Locale évolue en corrélation avec les besoins de son territoire. Dans le cas de Mayotte, le public jeune fait face à un déficit -parfois extrême- de confort de vie. En découle un accompagnement qui commence plus en amont pour répondre à des problématiques d’hygiène. Il est vrai, les familles les plus défavorisées vivent dans des bidonvilles sans eau potable, assainissement ni électricité. Comme nous l’explique Colo Mohamadi, les logements sociaux ne sont pas légion. Forts des pratiques de la Métropole, nos invités ont déjà plusieurs idées comme la mise en place d’un pôle santé avec un référent attitré. Aussi, la permanence de médecins au sein des locaux pouvant réaliser des bilans de santé, accompagner sur les mesures d’hygiène ou la distribution de kits d’hygiène serait un réel plus.

L’immersion, un apport indéniable.

De fait, l’expérience acquise par notre structure dans la gestion des groupes GJ depuis 2015 permet d’apporter des pistes d’amélioration. L’immersion des conseillers dans notre équipe en a révélé dès les premiers jours. Ainsi : le suivi individualisé des jeunes après leur passage en groupe collectif permet d’avoir une visibilité sur la suite du dispositif. On pense aussi à la mise en place de projets éducatifs ou la création d’ateliers (notamment sur la participation bénévole d’autres structures). Enfin, l’immersion a permis l’échange d’outils permettant l’amélioration des plannings. Cette expérience, bien que courte dans le temps, a été révélatrice de l’intérêt de partager nos pratiques, tant pour nos invités que pour nous.

Nous avons rencontré des conseillers habités par leur mission, qui parcourent l’île pour aider les jeunes. Notre équipe, parfois abasourdie par les difficultés auxquelles se confrontent les conseillers mahorais, n’a pu s’empêcher de les questionner. « C’est pour mes jeunes, alors ce n’est pas grave » cette réponse, c’est Célestine Lightar qui nous l’a livrée. Elle résume parfaitement le dévouement sans borne dont font preuve ces travailleurs de l’insertion dans un contexte difficile.

Le contact est noué et nous continuerons à échanger sur nos pratiques respectives comme avec nos collègues du réseau des Missions Locales de Métropole.

Un grand merci à eux pour cette rencontre.

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100 Chances / 100 Emplois : Le parcours de Nhu Y

 © Crédit photo : Maison Pour Rebondir

 

Jeudi 11 avril 2019, se tenait la dernière phase du SAS 100 chances 100 emplois à la Maison Pour Rebondir. La Mission Locale des Hauts de Garonne était présente avec deux jeunes accompagnés par notre structure : Nhu Y Vu et Matthias Jongbloet.

Rapide rappel des étapes de 100 Chances / 100 Emplois :

  • Repérage des jeunes avec le profil adéquat
  • Information collective où tout le processus est expliqué aux sélectionnés
  • Un « SAS » : les jeunes sont encadrés par un coach spécialisé durant 5 jours
  • Des simulations d’entretiens avec associations et professionnels
  • La présentation d’un pitch de 4 min sur leurs parcours et leurs projets devant des professionnels à la Maison Pour Rebondir.

Après sa prestation remarquée, nous avons recueilli le témoignage de Nhu Y Vu, 20 ans et inscrite à la Mission Locale depuis 2018. L’occasion de revenir sur cette expérience qui présente déjà plusieurs pistes enthousiasmantes.

Quand on l’interroge sur le projet 100 chances 100 emplois, Nhu Y est lucide :

« C’était une opportunité pour se créer un réseau et pour décrocher un contrat en alternance ».

En effet, elle avait déjà contacté l’entreprise SUEZ auparavant pour une alternance. Il se trouve que la soutenance du 11 avril prenait place à la Maison pour Rebondir, dirigé par Erwin Faure et créée par SUEZ pour favoriser l’insertion professionnelle.

« J’aimerai être technico-commercial chez SUEZ car j’ai envie de travailler dans le secteur de l’environnement et des énergies ».

Dans l’air du temps, la jeune fille est déjà bien décidée à intégrer ce secteur d’avenir.

Comment s’est passé cette semaine de coaching ?

« Avec ma coach Virginie Mary, on a pu travailler sur la confiance en soi, et aussi sur la communication. C’est difficile de prendre la parole devant des personnes, des professionnels, surtout quand ils sont plus de 10 ! Donc on a pratiqué des techniques non verbales : la posture, le physique, le regard… » souriante, la voix posée et le regard assuré, Nhu Y a visiblement assimilé toutes ces notions !

Cette semaine de coaching l’a fait progresser sur énormément de choses :

« Durant la semaine, j’ai pu m’exercer à la prise de parole. Ça m’a fait prendre confiance en moi, en ce que je peux faire, pour dépasser la timidité et le stress »

Le dernier jour, Nhu Y a simulé 4 entretiens avec des associations et des professionnels. Ils se sont soldés par des retours très positifs.

Et le jour J ?

« Nous devions faire des pitch de 3-4 minutes pour présenter qui on est, nos projets. C’était stressant de parler devant les 20-30 personnes qui étaient là mais on pouvait montrer notre maturité. Ensuite, il y avait un buffet où on pouvait discuter. Des professionnels étaient intéressés par mon profil et ils ont récupérer mon CV. »

Intéressés ? C’est peu dire. Les réactions à la présentation de Nhu Y étaient dithyrambiques : « un vrai potentiel », « lumineuse, souriante, et technique », « précise et déterminée ».

Cette journée augure de très bonnes choses pour le futur. La Mission Locale des Hauts de Garonne va mettre un point d’honneur à continuer l’accompagnement de Nhu Y et faire fructifier ses prises de contacts.

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