Témoignage : Pourquoi la Mission Locale ?

Pour illustrer l’apport de l’accompagnement en Mission Locale, quel meilleur moyen qu’un témoignage ? Nous avons sollicité Jaurès, 19 ans, pour qu’il nous raconte son expérience.

 

 

Jaurès vient tout juste de sortir du dispositif de Garantie Jeunes. Il a été accompagné par notre Mission Locale ces deux dernières années. Arrivé d’Italie il y a 3 ans, en plus de celui de la langue, de nombreux obstacles se sont mis sur son chemin. Il explique comment, avec l’aide des conseillers, il a pu réaliser ses projets.

Aujourd’hui, il est logé au Foyer Habitat Jeune de Lormont, il réalise un contrat d’apprentissage dans l’industrie à Bruges et parle parfaitement le français.

Comme lui, ce sont des dizaines de jeunes qui se retrouvent dans des situations sociales, administratives et professionnelles compliquées. Comme lui, nous pouvons les accompagner.

Pour vous, ou pour un proche, appelez le 05 57 77 31 00 pour prendre rendez-vous et parler avec un conseiller.

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Les ailes du partage : s'envoler pour mieux rêver.

« Si quiconque devait obtenir des ailes et voler jusqu’au sommet du ciel, enfin il comprendrait entièrement le monde dans lequel il vit. » Socrate.

Dits « en difficulté d’insertion », ils cherchent leurs voies et préparent leur vie future. Ces jeunes viennent de Lormont, Bassens, Cenon, Carbon-Blanc ou encore Sainte-Eulalie. Pour explorer différentes options, il faut parfois prendre de la hauteur. C’est ce qu’ils ont fait. Littéralement.

 

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En effet, ce samedi 12 octobre à l’aérodrome de Léognan, 8 jeunes accompagnés par nos soins ont eu l’occasion de planer au-dessus de nos têtes. Une parenthèse enchantée d’une vingtaine de minutes durant laquelle ils ont pu voler en planeur ou ULM et ainsi rompre avec le quotidien. Cette opportunité, nous la devons au projet « les ailes du partage » porté par l’association « Les citoyens du ciel ». Elle œuvre depuis 13 ans, entre autre, pour l’égalité des chances.

Mickaël et Laura font partie des 8 heureux élus, ils nous racontent cette expérience :

 

Pourquoi étiez-vous intéressés par cette expérience ?

Laura : « Je voulais voler depuis toute petite, c’était comme un rêve. Il est devenu réalité ».

Mickaël : « Il se trouve que mon métier rêvé est pilote d’hélicoptère. Je veux rentrer dans l’armée depuis longtemps, ce métier est mon premier choix ! Quand on m’a proposé d’y participer, je me suis dit que je pourrais affronter des craintes ou des peurs, un peu pour me tester. »

Vous étiez déjà montés dans un avion avant ce week-end ?

Laura : « C’était la première fois pour moi, j’avais déjà fait du parapente, mais ce n’est pas pareil. »

Mickaël : « C’était ma première fois à moi aussi. Comme j’ai parlé de mon projet au moniteur, il m’a même laissé piloter ! »

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Comment ça s’est passé sur place ?

Laura : « Nous nous sommes présentés à l’accueil. On nous a donné des consignes de sécurité, on a dû remplir une carte d’embarquement pour la donner au pilote. A l’embarquement je n’étais pas du tout stressée. »

Mickaël : « Les moniteurs étaient très attentionnés. Un peu la boule au ventre au décollage quand même, après c’est passé tout seul et c’était incroyable. »

Alors justement, comment c’était là-haut ?

Laura : « Le vol s’est très bien passé, on pouvait voir les différentes villes autour, même le château de La Brède ! C’est tout petit de là-haut, on dirait une maison de poupée ! »

Mickaël : « C’était top de voir la terre depuis le ciel. On est dans un autre monde. »

Pour conclure, comment vous décrivez cette expérience ?

Laura : « Exceptionnel. Unique. Beau. »

Mickaël : « Inoubliable. Incroyable. »

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Il n’est pas exagéré de dire que les 6 autres jeunes que nous avons accompagnés sont du même avis. Tous se sont amusés et sortent grandis d’une expérience comme celle-là. A l’image de Mickaël qui a confirmé son projet de rentrer dans l’armée de l’air. Nous tenons encore une fois à remercier les Citoyens du Ciel et l’association aéronautique Planeurs de Bordeaux Montesquieu d’avoir donné cette chance à nos jeunes !

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Bilan du Rallye : qu'en pensent les jeunes ?

Pour prendre un peu de recul et débriefer ce Rallye de l’Apprentissage, nous avons interrogé un panel de chacun de nos 3 groupes de Garantie Jeunes. Nous en tirons enseignements, idées, motivation et surtout satisfaction. Voici donc quelques éléments qui ressortent à un peu plus d’une semaine de l’évènement.

Tout d’abord, les déplacements entre les CFA se sont majoritairement faits en bus (loués pour l’occasion) avec les 40 jeunes ainsi que les accompagnants. Aussi, plusieurs pauses déjeuner se sont déroulées dans la convivialité sous forme de pique-niques aux abords des CFA. Autant de moments qui ont créé un lien entre les jeunes. Cédric, bénéficiaire de la Garantie Jeunes dans le groupe de Cenon, plébiscite ces « des moments de partage » qu’il faut cultiver. Le quiz auquel les jeunes devaient répondre après chaque visite a vraiment été apprécié par les jeunes et a rendu les visites plus ludiques.

Il apparait aussi dans les retours obtenus que les jeunes ont vraiment été séduits par l’apprentissage, par ses avantages (salaire, cotisation...) mais aussi par le fait de se professionnaliser plus vite. Ce sont des jeunes qui, pour la plupart, ont soif de travailler. Le plus souvent ils ne se voient pas retourner dans une formation initiale. Certains concèdent qu’il y a beaucoup d’informations en un temps assez réduit. C’est certain, il faut le temps de digérer tout ça. Ils nuancent toutefois : « C’était très intéressant de voir tous ces métiers. ».

« Pour celui ou celle qui n’a pas de projet c’est un bon moyen de trouver. »  Les interrogés expliquent que pour eux ou leurs camarades, les retours sont très positifs et nombre d’entre eux ont trouvé des pistes intéressantes. Par ailleurs, pour celles et ceux qui n’ont pas eu de déclic pendant la semaine, ils ont au moins vu ce qu’ils ne veulent pas faire. Et malgré tout, c’est aussi important pour réfléchir à son avenir !

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Toujours selon eux, le Job Dating a pu « faire le lien » avec les visites et ainsi leur permettre de tout de suite saisir l’opportunité de parler avec les CFA qui les intéressent. Certains ont pris de l’information, d’autres ont exprimé leur intérêt futur, tandis que les plus sûrs de leur projet ont déjà fait des démarches de candidature. Ils confirment « On a eu beaucoup de chance, c’était top. ».

En effet, plusieurs jeunes ont déjà des contacts avec les CFA pour préparer un contrat d’apprentissage. Notamment en transport logistique, en boulangerie pâtisserie, paysagisme et dans le secteur de la propreté. Parallèlement, d’autres cherchent des stages dans les secteurs présentés pour voir si ceux-ci leur plaisent.

Le rallye a pris fin il n’y a pas encore deux semaines, l’initiative commence déjà à porter ses fruits. Il est difficile d’estimer avec précision les retombées avec aussi peu de recul, toutefois il est très probable qu’un mois après le Rallye environ 40% des jeunes aient : confirmé leur projet professionnel, trouvé un secteur qui les intéresse et commencent à faire des démarches pour se former. Des taux élevés qui nous donnent bon espoir pour l’insertion de ces jeunes.

Enfin, nous sommes déjà en train de discuter de la forme que pourrait prendre une deuxième édition dans un avenir proche.

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Job Dating Apprentissage : la boucle est bouclée.

Ce mercredi 25 septembre 2019, se tenait le Job Dating Apprentissage dans nos locaux. Evènement d’envergure pour notre Mission Locale qui clôture l’initiative du Rallye de l’Apprentissage (expliquée ici). Pour l’occasion, 10 des CFA qui ont participé à la semaine du Rallye ont répondu présent une seconde fois, cette fois-ci dans l’optique de recruter des jeunes dans leurs formations.

En effet, comme vous avez pu le voir toute la semaine dernière sur nos réseaux sociaux, nous n’avons pas chômé ! 40 jeunes accompagnés pour la visite de 13 CFA soit quasiment 20 secteurs d’activité afin de promouvoir la formation en apprentissage. Allait-on s’arrêter là ? Sûrement pas !

Nous avons profité de l’élan donné par la semaine de visite pour faire la promotion des formations en apprentissage. Ainsi, nous avons pu lier l’observation à l’action : prendre des informations, demander des documents, se renseigner sur les formations et surtout... candidater ! Il est vrai, les Centres de Formation d’Apprentis n’étaient pas venus les mains vides : chacun d’eux avait amené des offres d’apprentissage à pourvoir pour la rentrée 2019.

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En plus des groupes actuels de Garantie Jeunes (trois sites : Bassens, Floirac et Cenon), nous sommes ravis d’avoir vu d’autres jeunes qui ne font pas partie du dispositif mais aussi certains qui ne sont même pas inscrits à la Mission Locale. Aussi, nous remercions nos partenaires et acteurs sociaux du territoire qui n’hésitent pas à rediriger ces jeunes vers nous.

Les retours des CFA sont tout aussi réjouissants et témoignent du travail qui a été mené par notre équipe : « des jeunes impliqués, intéressés » « on a pu avoir un vrai lien avec les jeunes au cours des temps forts du Rallye ». Il va sans dire que c’est avec un immense plaisir que nous tenterons de réitérer l’expérience et, pourquoi pas, en faire un rendez-vous annuel estampillé « Mission Locale des Hauts de Garonne » !

Enfin, nous tenons à remercier les CFA et leurs équipes sans qui ce Rallye de l’Apprentissage n’aurait pas pu voir le jour. Ils ont fait preuve d’un soutien sans faille et d’une gentillesse infinie.

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Le Rallye de l’Apprentissage : une semaine pour découvrir les CFA

 

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Du 16 au 20 septembre, notre Mission Locale organise en partenariat avec 14 Centres de Formation d’Apprentis (CFA) une semaine de visites et d’immersions dans les locaux de ceux-ci. L’agglomération bordelaise disposant d’une offre de formation complète et variée, il est donc nécessaire de les promouvoir auprès du public jeune. 

 

L’apprentissage, vecteur d’insertion professionnelle. 

Il y a maintenant 4 mois, notre Mission Locale a réuni, le temps d’une journée, les CFA, acteurs principaux de l’apprentissage. L’objectif ? Se rassembler et faire fructifier les initiatives pour offrir de nouvelles perspectives aux jeunes de notre territoire dont une partie est issue de Quartiers Prioritaires (QPV).

De ce groupe de travail est née l’initiative du « Rallye de l’Apprentissage » pour laquelle 14 CFA ont répondu présents. Ainsi, nos jeunes vont pouvoir s’immerger dans des situations réelles, visiter les centres de formation, s’informer sur les modalités d’enseignement et interagir avec les formateurs.

Une démarche inédite. 

C’est donc une cinquantaine de jeunes actuellement suivis par la Mission Locale et bénéficiaires du dispositif de la Garantie Jeunes qui vont découvrir de nouveaux horizons professionnels, le plus souvent qu’ils n’avaient même pas envisagés. Ce projet a pour objectif de donner aux jeunes un panorama des formations disponibles. Aussi, cela permettra aux professionnels de toucher une audience qu’ils ont des difficultés à atteindre.

Chiffres clés : 

- 14 CFA en 5 jours

- 45 Jeunes

- 16 secteurs d'activité représentés, dont : l'industrie, l'agriculture, l'alimentaire, la restauration, le tertiaire, l'automobile, l'esthétique, le batiment, la domotique, le multimédia, la santé, la propreté, le transport / logistique et le sport.

Voici le programme de la semaine :

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Concrétiser les intérêts. 

Enfin, le mercredi 25 septembre, un Job-Dating sera organisé dans nos locaux à Cenon avec les mêmes acteurs pour donner une suite concrète à la semaine de visite. En effet, les jeunes pourront candidater directement aux offres proposées par les centres de formation en contrat d’apprentissage.

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Une page se tourne, une autre s'ouvre !

A la fin du mois de juin, notre Mission Locale a vu partir l’une des figures de l’association en la personne de Brigitte Peydro. Après 30 ans de carrière en Mission Locale à accompagner les jeunes sur la voie de l’insertion sociale et professionnelle, Brigitte prend une retraite bien méritée.

Sur la rive droite, la majorité de son action s’est déroulée à Lormont aux côtés de Clarisse Gomis. Ainsi, plusieurs générations de lormontais ont suivi ses conseils avisés et nombre d’entre eux ont trouvé un emploi sous sa veille.

Comme un symbole, c’est Elisa Aubert, jeune conseillère en début de carrière et formée à la Mission locale des Hauts de Garonne qui reprend le flambeau. Une tâche importante l’attend, celle de conseiller et d’accompagner les jeunes Lormontais dans leurs projets professionnels mais aussi sur l'ensemble des problématiques qui les intéressent comme la citoyenneté, le logement, la santé, ou la mobilité.

Elle sera chargée notamment d'expérimenter une permanence à Brassens Camus, en lien avec le service jeunesse de la commune. L’idée étant de se rapprocher des jeunes et d’informer en amont sur le rôle et les missions de la Mission locale.

Présente depuis 1982 sur le territoire des Hauts de Garonne, la Mission locale poursuit inlassablement sa mission de service public, en cohérence avec les politiques d'emploi et d'insertion, et en synergie avec la Ville de Lormont, l'Etat, le Conseil régional, le Conseil départemental, les entreprises et l'ensemble des organismes et associations d'insertion des jeunes.

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Promotion des métiers : 4 questions à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Vendredi 21 juin, nous avons eu le plaisir d’accueillir le Bus de l’Artisanat à la Mission Locale, les jeunes étaient au rendez-vous et l’escale fut un succès. Pour appréhender cette démarche innovante, et plus largement les enjeux de l’emploi dans l’artisanat, nous avons posé quatre questions à Marylene Burban, conseillère à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Gironde.

 

Pourquoi avoir créé le Bus de l’artisanat ?

L’idée a pu voir le jour grâce à notre présidente Madame Nathalie LAPORTE. L’objectif est d’être au plus proche des artisans du territoire d’abord, mais aussi de faire la promotion des métiers de l’artisanat auprès de différents publics, notamment les jeunes. C’est un moyen pour faciliter le contact dans les communes péri-urbaines et rurales, comme une annexe mobile de la CMA*.

 

Que trouve-t-on à l’intérieur ?

Le bus est équipé d’outils numériques : des écrans où nous pouvons diffuser des films explicatifs, des tablettes pour développer l’interaction, des ordinateurs pour toute la partie renseignements et formalités administratives. Le bus est aussi équipé de deux vrais postes de travail pour que les conseillers puissent exercer dans les meilleures conditions hors les murs. Ils peuvent ainsi accompagner les artisans les plus éloignés de la métropole dans les démarches les plus compliquées.

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Crédit Photo : Alban Gilbert CMAI33

Qu’est ce qui rend l’artisanat si intéressant ?

Tout d’abord, l’artisanat apporte un vrai savoir-faire accompagné d’un savoir-être et de valeurs comme l’amour du métier, le travail « fait main et bien fait ». L’artisanat c’est une passion. Il faut aussi rajouter qu’il est composé de métiers pérennes où les perspectives de salaires sont attractives. Certains secteurs sont en tension et recrutent activement (comme la carrosserie, la boulangerie, la charcuterie, ou la chaudronnerie notamment). Enfin, l’artisanat permet de perpétuer des métiers d’excellence, tant anciens que nécessaires.

 

Quelles interrogations reviennent souvent chez les jeunes à propos de l’artisanat ?

Les questions tournent souvent autour des sujets concrets : le salaire, la durée de formation, les horaires et la charge de travail. Lors des animations nous essayons de faire passer un maximum d’informations pour développer leur intérêt.

 

*Cofinancé par le Fond Social Européen (FSE), le bus se rendra dans 15 villes de la métropole bordelaise, avec 12 sorties en demi-journée dédiées à l’accueil des artisans et 8 en après-midi dédiées à la promotion de l’apprentissage au sein des lycées et collèges, soit 20 sorties par mois.

 

Nous remercions Marylene Burban et Audrey Vallon pour leur temps et leur disponibilité. Gageons que leur intervention fera naitre des vocations !

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Le parrainage : une histoire de confiance.

Toujours dans l’optique de faire découvrir les différents dispositifs d’accompagnement des jeunes, nous avons rencontré Océane Cartier, suivie par la Mission Locale des Hauts de Garonne depuis juillet 2017 et Alain Silvagni son parrain. Tous deux se sont rencontrés il y a maintenant 8 mois quand Alain, exploitant dans le Groupe Berto, s’est porté volontaire pour parrainer un jeune.

Le reste ? C’est eux qui nous le racontent.

 

Bonjour à vous deux. Pouvez-vous expliquer ce qu’est le parrainage avec vos mots ?

Alain : Le parrainage c’est quelque chose de super, je l’ai découvert, je ne connaissais pas du tout le principe. C’est quelque chose de très enrichissant, que ça soit pour le parrain ou pour le filleul parce que ce sont des relations humaines. Bien sûr, la première chose à retenir c’est la relation de confiance. Quand on a une personne comme Océane, qui écoute et qui fait ce qu’on lui dit c’est encore plus simple, beaucoup plus agréable. Parce qu’elle est très motivée, elle sait ce qu’elle veut faire donc ça nous a bien aidé dans notre chemin commun.

Océane : Je trouve ça bien aussi. Au niveau de l’accompagnement c’est pratique. Au début je n’avais pas trop confiance. Maintenant ça coule de source.

Il faut apprendre à se découvrir ?

A : Oui tout à fait ! Parce que le parrainage c’est deux personnes, deux personnes différentes qui plus est. Il y a un gros écart d’âge.

M.Silvagni, comment êtes-vous arrivé au statut de parrain ?

A : C’est une démarche qui émane de l’entreprise où je travaille, elle a décidé de mettre en place du parrainage. Ils nous ont d’abord présenté le projet. Tout de suite, j’ai été l’un des premiers à me porter volontaire parce que franchement je trouve que c’est sympa. J’adore transmettre, donc c’était un moyen d’y arriver aussi. Aussi, c’était un moyen de donner confiance. Par exemple, dire à Océane qu’elle est une personne comme tout le monde, qu’elle n’avait pas à avoir peur. Enfin, les parrains ont été invités à une soirée pour pouvoir discuter, se rencontrer et échanger par rapport à leurs expériences. Ça a été très enrichissant.

Océane, comment as-tu connu le parrainage ?

O : Grâce à ma conseillère [Malorie DALLEAS]. Un jour, j’étais en rendez-vous avec elle, elle m’a demandé « Tu veux partir ? » je lui ai répondu : « Partir où ? », elle m’a dit « Tu pars avec d’autres jeunes », et c’est comme ça qu’elle m’a parlé du parrainage. [Rires]

C’était en fait une formation en Normandie avec d’autres jeunes pour préparer au parrainage. C’était bien ! On avait des ateliers tous les jours pendant 3 jours. Par exemple sur la prise de parole, la timidité. On était une vingtaine je crois.

Tu avais des a priori par rapport au parrainage ?

O : Non aucun. Je me suis dit que ça pouvait être intéressant.

Finalement, ça l’a été ?

O : Ah oui ! Vu où on en est maintenant ! [lance un regard complice à son parrain, puis rigolent ensemble]

A : L’avantage d’Océane, c’est que c’est une jeune qui sait ce qu’elle veut donc ça nous a facilité la tâche.

Océane, quand tu as commencé ce dispositif de parrainage, tu avais déjà un projet professionnel ?

O : Oui cela fait longtemps que je veux travailler dans la fleuristerie. J’ai déjà un CAP dans ce domaine et j’ai réalisé plusieurs stages sur les dernières années.

Quelles ont été les différentes étapes de votre relation ?

A : Tout d’abord, nous nous sommes rencontrés ici, à la Mission Locale, les binômes ont été formés par Pascale Bernard [responsable du service Emploi à la Mission Locale] et mon directeur. Ensuite, la première chose c’est de se découvrir, se connaitre, puis discuter du projet d’Océane. Plus tard, le fonctionnement s’installe de lui-même. C’est de l’accompagnement : faire des démarches chez les artisans, discuter des contacts qu’elle a eu et adopter des stratégies adaptées.

Ça se chiffre à combien d’heures par semaine cette relation ?

A : On a un contact très régulier, au moins deux fois par semaine, que ça soit par téléphone ou en présentiel. C’est difficile à dire, on ne peut pas vraiment chiffrer mais cela n’est pas tant chronophage. Océane, qui est une jeune fille organisée, avait surtout besoin d’accompagnement, d’orientation dans l’univers professionnel. Pour moi honnêtement ça a été très facile de l’aider.

La dérive qu’on peut avoir, nous les parrains, c’est de prendre la main et de faire les choses à leur place au lieu de laisser faire le jeune. Il faut trouver un juste milieu.

O : Alain m’a toujours laissé faire les démarches la première, et quand il sentait que ça n’allait pas il prenait la main pour m’épauler. Notamment en rendez-vous, s’il sentait une baisse de régime, il n’hésitait pas à discuter avec les personnes que nous avions en face pour me détendre et me donner du temps.

A : C’était un peu au début, mais là franchement, elle n’en a plus besoin. Océane est devenue autonome.

 Quelles évolutions avez-vous observées durant ces 7 mois ?

O : Avant qu’on fasse le parrainage, j’avais fait des recherches pour un brevet professionnel et je n’avais que des réponses négatives de la part des entreprises. J’avais perdu confiance. Et depuis que j’ai commencé le parrainage, j’ai repris confiance. On a eu des réponse positives et des rendez-vous, c’est bien mieux !

A : Aujourd’hui elle est indépendante, autonome professionnellement. Ce que je trouve important aussi c’est qu’elle a pris confiance en elle. C’est une vraie clé qu’elle a acquise pour pouvoir s’envoler toute seule.

J’imagine que théoriquement ce type d’accompagnement prendra bientôt fin, mais allez-vous garder contact ?

A : Oui « légalement » il y a une fin. Comme on a de bonnes relations je souhaite quand même la suivre pendant son brevet professionnel. Elle est très agréable et elle m’invite au restaurant en plus… Ah non c’est moi ! [Rires]

 

Soutien dans les démarches, conseils, prise de confiance, comme nous le montre ce témoignage, les bénéfices du parrainage sont nombreux ! Une raison de plus, s’il en fallait une, de privilégier les accompagnements transgénérationnels qui apportent énormément aux deux parties !

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