Se réorienter pour suivre sa passion : le parcours de Marine

Cette semaine, nous avons rencontré Marine sur son nouveau lieu de travail. En 2017, cette jeune fille de 23 ans a abandonné le secteur dont elle est diplômée pour se tourner vers sa passion : le secteur animalier. Retour sur son parcours courageux où la passion rejoint l’emploi.

 

Marine, peux-tu te présenter ?

« Je m’appelle Marine Planus, j’ai 23 ans, et j’habite à Salleboeuf. Je suis actuellement en contrat PEC* en tant qu’agent animalier au refuge des Clochards Poilus à Tabanac »

 

Quand es-tu arrivée au refuge ?

« Je suis arrivée au refuge le 1er mai 2019. Le contrat PEC* prévoit une durée d’un an à 20 heures par semaine. »

Marine profite au maximum de son expérience au refuge pour mener à bien un projet réfléchi. Retour sur son parcours :

Après le Baccalauréat, elle a suivi la première année d’un BTS « analyse biologique et biotechnologique ». Elle confie que cette formation faisait office de choix par défaut car son orientation était alors bien plus trouble qu’aujourd’hui. Après un an, la vocation n’était pas là. Et ce n’est pas le marché du travail tendu sur ce secteur qui allait la faire naître.

 

Pourquoi la Mission Locale ?

« Je me suis inscrite à la sortie de mon BTS. Je n’avais pas d’objectif précis, je me suis dit que la Mission Locale pourrait m’aider. J’ai apprécié la relation de confiance avec les conseillers. J’ai aussi été accompagnée par la Maison de la Promotion Sociale à Artigues-près-Bordeaux. Au bout d’un an à la Mission Locale, je suis entrée en Garantie Jeunes ».

Depuis 2017, Marine a choisi de se réorienter vers le monde animalier. Un désir personnel que la Mission Locale a pu soutenir. « J’avais déjà ce projet en tête avant la Mission Locale mais ça m’a permis de l’approfondir pendant l’année de Garantie Jeunes ». Le projet ? Devenir assistante vétérinaire.

Marine a d’abord réalisé plusieurs stages chez des vétérinaires, à Bruges et Ambarès notamment, mais aussi dans un salon de toilettage. Forte de ces expériences qui n’ont fait que confirmer son objectif, Marine a candidaté avec succès à une offre du refuge des Clochards Poilus. Elle y approfondira sa connaissance de la race canine jusqu’en mai 2020.

 

Mission Locale Hauts de Garonne Clochards poilus 1

Le refuge des Clochards Poilus à Tabanac.

 

D’où t’es venue l’envie de travailler avec les animaux ?

« Je suis passionnée par les animaux depuis petite. Un peu perdue professionnellement après ma formation, j’ai choisi de me tourner vers cette passion. Ce premier contrat de travail est l’occasion de me mettre le pied à l’étrier. C’est une expérience qui sera importante pour la suite »

Rayonnante au milieu des pensionnaires du refuge, Marine est visiblement parfaitement épanouie dans cet environnement animal. Elle confie que cette expérience au contact des animaux lui permet, entre autre, de « travailler sur sa timidité », de « s’ouvrir vers les autres et de s’affirmer ».

 

Quels sont tes projets pour le futur ?

« A la fin de mon contrat je souhaite trouver une structure pour réaliser une formation en alternance au GIPSA*. Ensuite, j’espère exercer en tant qu’assistante vétérinaire dans la région bordelaise »

 

Face à des options qui ne lui correspondaient pas, c’est un choix audacieux qu’à fait Marine. Celui de faire rimer passion et formation, celui de repousser son entrée dans le monde du travail. La Mission Locale est fière d’accompagner ces jeunes ambitieux dans leurs projets et nous souhaitons une bonne continuation à Marine pour le reste de son parcours.

 

*PEC : Parcours Emploi Compétences
*GIPSA : Groupement d’Intérêt Public Formation Santé Animale et Auxiliaire Vétérinaire

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Une action innovante sur la formation, le recrutement et la création d'entreprise dans le BTP

La Plateforme NOE et Pôle Emploi lancent conjointement le « Challenge Marché Local du BTP pour les chercheurs d'emploi et les Professionnels du BTP ».  Ce défi a pour objectif de faire émerger des solutions innovantes en faveur de l’attractivité et de l’emploi.

Une journée pour développer l’attractivité de l’emploi sur notre territoire en luttant contre les clichés et les idées reçues liés à ce secteur d’activité. Il s’agit de faire émerger des solutions de terrain faites par et pour l’emploi de proximité.

Les partenaires participants au Challenge du 14 mai 2019, vers Le BTP en Gironde sur la Plateforme Noé, mettront en lumière les évolutions technologiques du BTP, les métiers de demain près de chez nous mais aussi comment le digital révolutionne la filière.

Le défi s’adresse aux chercheurs d'emploi, de formation, qui veulent se mettre à leur compte ou reprendre une entreprise mais aussi à tous les Professionnels du secteur (Entrepreneurs, PME, Ouvriers...) qui souhaitent saisir les opportunités qu'offre le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics sur Bordeaux Métropole.

Tout au long de cette journée, il sera proposé aux visiteurs de participer à des démonstrations, des simulations des nouvelles technologies ou outils au service du BTP, des ateliers interactifs, et une visite de la Plateforme Noé (plateforme multiservices pour les professionnels du BTP, modèle unique en Europe).

L’équipe de Pôle Emploi présentera ses services et ses aides qui ont vocation à accompagner les demandeurs d’emploi et les entreprises à réussir les recrutements dans ce secteur. Lors de cette journée, des organismes de formation, de l’employabilité seront là pour informer les demandeurs d’emploi, et les aider à valoriser leurs profils auprès des recruteurs. Le collectif organisateur vise clairement la qualité des rencontres et de l’événement, dans l’espoir d’un retour à l’emploi pour le plus grand nombre de demandeurs d’emploi possible.

Inscription nécessaire pour l’orientation des candidats et réduire le temps d’attente.

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Des outils digitaux pour promouvoir les métiers du transport et de la logistique

Ce lundi 29 avril, le service emploi mené par Pascale Bernard accompagnait un groupe de filles et garçons inscrits à la Mission Locale sur le site de l’AFTRAL à Artigues-près-Bordeaux. La visite de cet organisme de formation avait pour but de faire découvrir une filière qui recrute : le transport et la logistique.

Pour rappel, l’AFTRAL (Apprendre et se Former en TRAnsport et Logistique) est le premier organisme de formation professionnelle initiale et continue en transport et logistique. Il ne compte pas moins de 44 centres de formations d’apprentis en France. Situé à Artigues-près-Bordeaux, l’AFTRAL est pour nous un partenaire de longue date. C’est un acteur important de l’insertion sur le territoire des Hauts de Garonne.

Nous avons accompagné 12 jeunes, 11 d’entre eux issus des Garanties Jeunes de Floirac et Cenon, le dernier étant d’Ambès. A l’habitude, l’AFTRAL se déplaçait dans nos locaux. Cette fois-ci, la visite a pu se dérouler dans les infrastructures de l’AFTRAL, rendant accessible leurs outils innovants ! « Les jeunes ont pu prendre part à des ateliers interactifs, et surtout performatifs par la présence d’un simulateur de conduite et d’un module en réalité virtuelle. Les ateliers sont concrets, la théorie illustrée, et l’attention des participants s’en retrouve décuplée. »

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Il est clair que ce type de visites, va (et doit) s’accroître, notamment par le biais des outils digitaux. L’innovation a un vrai rôle à jouer pour les organismes de formation. Les jeunes, alors observateurs, deviennent acteurs. Comme nous pouvions nous en douter, nos jeunes ont fait preuve d’un vrai engagement dans la démarche d’apprentissage.

Pour conclure, la visite s’est extrêmement bien passée, la curiosité et la motivation étaient au rendez-vous. De plus, cet événement a permis à certains jeunes de préciser leurs projets professionnels, et à d’autres d’élargir leurs horizons. L’AFTRAL dispense des formations continues professionnalisantes et des formations en alternance. Le CFA est d’ailleurs en pleine période de recrutement.

Nous retrouverons peut-être quelques-uns de ces jeunes en formation à L’AFTRAL dans plusieurs mois !

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La Mission Locale de Mayotte en immersion à Cenon !

Mercredi 10 Avril, la Mission Locale des Hauts de Garonne accueillait une délégation de sa consœur de Mayotte. C’est avec un immense plaisir que nous avons pu faire découvrir notre équipe, nos locaux et nos pratiques à nos six homologues insulaires.

Après un passage par Poitiers et Pessac début avril, Cenon fut la dernière étape de leur parcours en métropole. L’objectif de la délégation mahoraise résidait principalement dans l’observation des pratiques et la capitalisation d’outils de nos conseillers œuvrant sur le dispositif Garantie Jeunes. En effet, la Mission Locale de Mayotte ne met en place ce dispositif d’accompagnement que depuis janvier 2017, contre septembre 2015 en Gironde. Depuis plusieurs années, les objectifs d’entrées de jeunes dans le dispositif s’accroissent sur l’île. Pour accompagner cette progression, les conseillers Garanties Jeunes sont venus en immersion auprès de notre équipe.

L’île de Mayotte : un contexte particulier

Pour rappel, la population officielle de l’île est d’environ 256 000 habitants. Toutefois, Mayotte est soumis à un contexte géopolitique compliqué, lequel entraine notamment une forte immigration venue des pays voisins. En cela, une part importante de la population n’est pas recensée. Les autorités locales considèrent que les moins de 25 ans représentent environ la moitié de la population de l’île. Vulnérables, ceux-ci sont très vite sujets au décrochage scolaire et aux addictions. Ce contexte social compliqué rend l’accompagnement par la Mission Locale d’autant plus important.

La Garantie Jeunes (GJ) permet notamment un accompagnement plus étroit avec ses bénéficiaires, un moyen de les maintenir au quotidien dans une démarche positive d’insertion. En 2019, l’objectif est de 500 jeunes suivis en GJ sur toute l’île. Un défi de taille qui attend les 67 salariés mahorais. Ils sont répartis en 5 antennes pour être au plus proche de leur public et accompagnent chaque année 14 000 jeunes.

Selon les conseillers, une des difficultés réside dans le nombre limité d’entreprises sur le territoire. Peu d’entreprises signifie peu d’offres. Se dessine alors l’enjeu prépondérant de la mobilité, celle sur le territoire, et celle vers la métropole. Paradoxalement, les possibilités en termes de mobilité sont aussi très faibles : il n’y a pas de transport en commun sur l’île. L’allocation Garantie Jeunes leur sert notamment à réaliser leurs démarches professionnelles car les bénéficiaires sont obligés de se déplacer principalement en taxi. Pour les accompagnements collectifs, un bus est affrété pour venir chercher les jeunes. Concernant la formation, Colo Mohamadi (conseiller GJ) nous explique qu’une partie signifiante des formations sont orientées vers la vente. Pourquoi ? Car c’est un secteur qui attire les jeunes accompagnés. Mais c’est aussi un des secteurs porteurs pour un emploi. Il nuance toutefois : « les formations qualifiantes sont rares ».

Avant l’emploi, les besoins primaires.

Il faut bien comprendre que le rôle de la Mission Locale évolue en corrélation avec les besoins de son territoire. Dans le cas de Mayotte, le public jeune fait face à un déficit -parfois extrême- de confort de vie. En découle un accompagnement qui commence plus en amont pour répondre à des problématiques d’hygiène. Il est vrai, les familles les plus défavorisées vivent dans des bidonvilles sans eau potable, assainissement ni électricité. Comme nous l’explique Colo Mohamadi, les logements sociaux ne sont pas légion. Forts des pratiques de la Métropole, nos invités ont déjà plusieurs idées comme la mise en place d’un pôle santé avec un référent attitré. Aussi, la permanence de médecins au sein des locaux pouvant réaliser des bilans de santé, accompagner sur les mesures d’hygiène ou la distribution de kits d’hygiène serait un réel plus.

L’immersion, un apport indéniable.

De fait, l’expérience acquise par notre structure dans la gestion des groupes GJ depuis 2015 permet d’apporter des pistes d’amélioration. L’immersion des conseillers dans notre équipe en a révélé dès les premiers jours. Ainsi : le suivi individualisé des jeunes après leur passage en groupe collectif permet d’avoir une visibilité sur la suite du dispositif. On pense aussi à la mise en place de projets éducatifs ou la création d’ateliers (notamment sur la participation bénévole d’autres structures). Enfin, l’immersion a permis l’échange d’outils permettant l’amélioration des plannings. Cette expérience, bien que courte dans le temps, a été révélatrice de l’intérêt de partager nos pratiques, tant pour nos invités que pour nous.

Nous avons rencontré des conseillers habités par leur mission, qui parcourent l’île pour aider les jeunes. Notre équipe, parfois abasourdie par les difficultés auxquelles se confrontent les conseillers mahorais, n’a pu s’empêcher de les questionner. « C’est pour mes jeunes, alors ce n’est pas grave » cette réponse, c’est Célestine Lightar qui nous l’a livrée. Elle résume parfaitement le dévouement sans borne dont font preuve ces travailleurs de l’insertion dans un contexte difficile.

Le contact est noué et nous continuerons à échanger sur nos pratiques respectives comme avec nos collègues du réseau des Missions Locales de Métropole.

Un grand merci à eux pour cette rencontre.

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100 Chances / 100 Emplois : Le parcours de Nhu Y

 © Crédit photo : Maison Pour Rebondir

 

Jeudi 11 avril 2019, se tenait la dernière phase du SAS 100 chances 100 emplois à la Maison Pour Rebondir. La Mission Locale des Hauts de Garonne était présente avec deux jeunes accompagnés par notre structure : Nhu Y Vu et Matthias Jongbloet.

Rapide rappel des étapes de 100 Chances / 100 Emplois :

  • Repérage des jeunes avec le profil adéquat
  • Information collective où tout le processus est expliqué aux sélectionnés
  • Un « SAS » : les jeunes sont encadrés par un coach spécialisé durant 5 jours
  • Des simulations d’entretiens avec associations et professionnels
  • La présentation d’un pitch de 4 min sur leurs parcours et leurs projets devant des professionnels à la Maison Pour Rebondir.

Après sa prestation remarquée, nous avons recueilli le témoignage de Nhu Y Vu, 20 ans et inscrite à la Mission Locale depuis 2018. L’occasion de revenir sur cette expérience qui présente déjà plusieurs pistes enthousiasmantes.

Quand on l’interroge sur le projet 100 chances 100 emplois, Nhu Y est lucide :

« C’était une opportunité pour se créer un réseau et pour décrocher un contrat en alternance ».

En effet, elle avait déjà contacté l’entreprise SUEZ auparavant pour une alternance. Il se trouve que la soutenance du 11 avril prenait place à la Maison pour Rebondir, dirigé par Erwin Faure et créée par SUEZ pour favoriser l’insertion professionnelle.

« J’aimerai être technico-commercial chez SUEZ car j’ai envie de travailler dans le secteur de l’environnement et des énergies ».

Dans l’air du temps, la jeune fille est déjà bien décidée à intégrer ce secteur d’avenir.

Comment s’est passé cette semaine de coaching ?

« Avec ma coach Virginie Mary, on a pu travailler sur la confiance en soi, et aussi sur la communication. C’est difficile de prendre la parole devant des personnes, des professionnels, surtout quand ils sont plus de 10 ! Donc on a pratiqué des techniques non verbales : la posture, le physique, le regard… » souriante, la voix posée et le regard assuré, Nhu Y a visiblement assimilé toutes ces notions !

Cette semaine de coaching l’a fait progresser sur énormément de choses :

« Durant la semaine, j’ai pu m’exercer à la prise de parole. Ça m’a fait prendre confiance en moi, en ce que je peux faire, pour dépasser la timidité et le stress »

Le dernier jour, Nhu Y a simulé 4 entretiens avec des associations et des professionnels. Ils se sont soldés par des retours très positifs.

Et le jour J ?

« Nous devions faire des pitch de 3-4 minutes pour présenter qui on est, nos projets. C’était stressant de parler devant les 20-30 personnes qui étaient là mais on pouvait montrer notre maturité. Ensuite, il y avait un buffet où on pouvait discuter. Des professionnels étaient intéressés par mon profil et ils ont récupérer mon CV. »

Intéressés ? C’est peu dire. Les réactions à la présentation de Nhu Y étaient dithyrambiques : « un vrai potentiel », « lumineuse, souriante, et technique », « précise et déterminée ».

Cette journée augure de très bonnes choses pour le futur. La Mission Locale des Hauts de Garonne va mettre un point d’honneur à continuer l’accompagnement de Nhu Y et faire fructifier ses prises de contacts.

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Garantie Jeunes

garantie junes mission locale

La « Garantie jeunes » s’inscrit dans le cadre des engagements de la garantie européenne sur la jeunesse qui incite les Etats de l’UE à proposer des solutions aux jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation (Not in Education Employment or Training - NEET)
Son objectif est d'amener les jeunes en grande précarité à s'installer de façon autonome dans la vie active : permettre leur insertion durable dans un emploi ou leur entrée en formation.

La « Garantie jeunes » se compose d’une double garantie :
• l’accès à de premières expériences professionnelles. Multiplier les périodes d’emploi ou de formation pour que le jeune construise progressivement un projet professionnel,
• l’attribution d’une allocation en tant qu’appui de l’accompagnement.
L'allocation forfaitaire mensuelle est d'un montant de 484,82

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